Bouturer l'Ailleurs
voyageur jardinier cherchant des boutures de conversation a l'autre bout du monde, associer la connaissance à la beauté du geste de l'homme sur la terre nourricière

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 "TSY MISY"(pas de nouvelles) me disent toujours les gens en reponse à mes bonjours ! mais le quotidien est lourd parfois à porter mais riche en harmonie communautaire, les malgaches ne vivent pas de façon isolée, issue des traditions ancestrales, un mode de vie partagé existe face aux difficultés, souvent ils ne doivent compter que sur leurs capacités à s'adapter et de "débrouille" notamment dans les transports :

 transports malgaches

la charrette a zebus reste incontournable  pour les marchandises

ils poussent ces charrettes a main sur des dizaines de kms et plus chargée que celle ci !

 

taxi brousse

il y a toujours moyen d'y mettre son velo sur ces taxis brousse malgaches si on est "vezaka be" (tres fatigué)

velo

 

le velo est our moi est un moyen de locomotion, d'independance incroyable, il permet une facilité de contact et d'empathie, je roule comme de nombreux malgaches simplement en prenant le temps qu'il faut ! le but m'importe peu c'est le temps present qui revet une importance et le hasard est toujours au bout du virage!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

avec mon ami Macabo, nos bicyclettes celestes nous ont fait partager le quotidien des malgaches !

des moments d'allegresse !

arbre voyageur

il n'y a jamais tres loin un arbre du voyageur qui veille sur nous ! (Ravenala madagascariensis) symbole de l'ile, espèce de la foret orientale aimant le soleil, il pousse rapidement dans les zones déboisées, en 10 ans il peut atteindre 25 mètres, les fleurs sont en forme de canoé et les fruits sont de couleur bleue electrique qui font la gourmandise des lémuriens.

 

nous rencontrons des scenes de vies paysannes sur nos ronds de pedales ! une occasion de bouturer un peu !

riz malgache

la nature commande le temps de la recolte

les enfants tres jeunes participent a la récolte du riz qui sera frappé sur un billon de bois !

des petites gargottes permettent un ravitaillement substantielle

des fermes à la "zola" montrent la direction aux pistes! les toits en paille ont une durée de vie plus longue si on fait la cuisine a l'interieur des maisons certainement cela chasse les insectes gourmants!

cafe

le moment du café pris sur le pouce est propice aux contacts impropables

   la main de l'homme, celle qui façonne, celle qui nourrit, celle qui parle, celle qui s'exprime

charrette



Publié à 12:53, le 19 mars 2012 dans tranches de vies, Isalo
Mots clefs : paysans malgaches
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Ranomafana

j'entends parler d'un site fabuleux préservé, Ranomafana  (eau chaude en malgache) créé en l'honneur des lémuriens Hapalemur en 1991,  parc de protection de la faune et la flore ! je n'hesite pas une seconde, je saute dans le premier taxi brousse.

Isolée depuis plus de 150 millions d'années, avec 80% de sa flore et de sa faune classées comme endémiques, Madagascar a longtemps été considérée comme un monde enchanté pour les naturalistes.

Madagascar est une énigme vivante par sa biodiversité actuelle

le parc national de Ranomafana se compose de 43 000 hecta de foret pluviale montagneuse, étagée entre 600 et 1500 mètres d'altitude. après plus de 20 années de recherche, c'est l'une des forets les mieux étudiées de Madagascar

le village est niché dans la foret humide et primaire ou l'on peut observer les lemuriens mais aussi les orchidées, grenouilles, serpents, oiseaux, insectes et papillons

j'y rencontre Jacques, jeune français revenu d'une expedition polaire dans l'ile d'amterdam en plein ocean indien

on me conseille Emile et Chantal Rajeriarison guides au parc, celui ci fut le premier guide , il est appelé pour les expeditions scientifiques etangères, trilingue il connait la faune et la flore sur le bout des doigts, il fut present lors de la découverte du lémurien "hapalemur simus" vivant dans les bambous des forets des plateaux malgaches à 1400 m altitude

 

Emile participa au livre "Madagascar, la foret de nos ancetres" de frederic Larrey edt: regards des vivants

une vrai amitié s'est noué et naturellement j'ai planté mon hamac pres de leur maison, il m'a installé une bache en plastique pour la pluie! heureusement car je fus arrosé abondemment, le hamac fut transformé en baignoire exotique !!!!

 

c'est dans le champ d'ananas en contrebas que j'ai dormi dans de " beaux draps"!!!

nous partons la journée dans la foret et nous nous promettons  de nous revoir en compagnie de François pour un bivouac façon "indiana jones"

un scarabé sur une fougère, emile m'a nommé le nom mais ma memoire defaille

la foret est sombre et mon appareil photo moyen mais je reussi a prendre "Hapalemur simus" lemurien vivant dans les bambous , il etait à 4 metres de moi !

 

 

La jungle de Madagascar est l'un des biotopes les plus etranges du monde : l'évolution s'y est faite independamment depuis des dizaines de millions d'années, quand la grande ile s'est séparée de l'afrique et de l'inde .les differents habitats de cette foret abritent beaucoup d'animaux remarquables propres à Madagascar, dont les lémuriens et de nombreuses especes de caméléons. on continue à découvrir de nouvelles espèces dans la faune et la flore malgaches.

 

je vous présente "clitenia melastonacées" vulgairement appelé Mazabody, les racines soignent les maux d'estomac !

il y a 80 espèces d'ochidées, "velo miantona" qui veut dire qui vit suspendu

 

 

12 genres de Pandanus hantent la foret, ce sont des biotopes importants pour la faune et la flore

"Broquesia" cameleon primitif 6 cm de long, il a des epines dorsales

 

200 espèces de fougéres avec les 106 espèces de grenouilles, ils servent de témoin à la bonne santé de la foret humide primaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un cadavre de Phasme, les mouches y deposent leurs oeufs et les larves se nourrissent du corps !

cafe sauvage "Psykotria" toxique pour les hommes

le goyavier Psydium goyavia est pas endémique et plutot envahissant, les lemuriens adorent les fruits

mante religieuse qui me chatouille les pieds au petit dejeuner

jeune serpent endormi parmi les 58 especes de reptiles malgaches

nous rejoingnons le village dans les cultures et bananiers



Publié à 12:47, le 19 mars 2012 dans foret primaire, Ranomafana
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descente tropicale

 LE TEMPS QU'IL FAUT c'est la phrase que l'on fredonne lorsque nous enfourchons nos velos!, deux jours auparavant , j'ai donné rendez vous à l'abattoir d'Ancadrijatomb à mon ami MACABO  venu de france pour 20 jours, comme à son habitude il a monté son cheval de fer à l'aéroport pour une aventure verte sous les canopés malgaches !

des pluies torrentielles s'abbattent sur la capitale mais l'élément liquide fait partie de nos bagages alors on part vers la gare routière vers le soleil du sud trempés jusqu' aux doigts de pieds, je n'ai plus un bout de  tissu de sec mais heureux comme ulysse ! pénélope m'entends tu ?

La chaleur de la musique du taxi brousse nous rechauffe ! il fait pas chaud sur les plateaux, nom de nom !

la petite ville de Ranohira, près du parc d'Isalo ruisselle de la tempete tropicale, le temps d'un jour, on se rince les yeux  !

de surprenantes rencontres ?

 

Les guides sont desoeuvrés car trop de pluies, je vais à la rencontre de Manamora Razatanotsy, eleveur de 26 zebus, on fume une cigarette ensemble le temps d'un croquis sur mon carnet entre deux averses, il porte le "lefo", pique pour faire avancer les betes, je lui offre ma montre qu'il admirait dans mon sac et un nouvel orage nous separe dans ce decor de cinema !

video

 

le temps d'un bon "ravetoto" (riz, feuilles de manioc pilées, porc) et nous repartons , on veut du soleil!

Ilakaka , ville champignon de chercheurs de pierres précieuses, je ne reve que de soleil et de chaleur, on continue !

le soleil de "Magrite" sur les baobabs !

enfin Tulear !!, une quietude regne dans cette p'tite ville mais l'image de l'etranger venu voir les nombreuses prostituées le soir nous pèsent et nous nous enfuyons tres vite vers le pays des "vezos" hommes pecheurs sur le cote !

pourtant la ville a un charme fou, la sieste est de rigueur sous les cocotiers

la piste vers Ifaty est remplie de sable et a raison de nos mollets mais le moral est là et je resiste pas a prendre le photo classique des femmes qui protege leur visage des ardeurs du soleil ! elle vend des beignets et un thé qui ravivent nos gosiers !

c'est une ecorce d'arbre "masonjoany" gratté en poudre sur une pierre et mélangé à de l'eau, les femmes l'aplique ainsi sur la peau

dans le village de pecheurs d'Ifaty, nous demandons ou mettre les hamacs ?  EMMA nous acceuille pour deux jours dans sa famille, elle est oceanographe pour une ONG "Reef doctor"pour la protection du littoral et des tortues et de programmes de gestion familial

les etoiles etaient au rendez vous cette nuit là !

une echappée en pirogue dans le lagon de bon matin, afin de s'impregner des lieux.

les pecheurs ne recoltent plus que des petits poissons, une bonne gestion des ressources est primordial et urgente

 les papilles se manifestent mais celui là partira dans le restaurant des nombreux hotels d'à coté !

 

les couleurs de mon aquarelle rivalisent d'ardeur avec celles de cette nature exceptionnelle, des petits curieux devorent des yeux la magie de l'eau et des ocres ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un des passes temps préférés des malgaches : les dominos

l'appel des bananiers et de la montagne est plus forte et nous reprenons la route plus au à l'est, là ou le soleil se lève et fait pousser toutes les graines et boutures de toutes sortes

nous nous arretons à nouveau à Ranomafana chez Emile et chantal pour un bivouac dans la foret primaire

le repas malgache est préparé sur place pres de la rivière avant le grand concert de grenouilles de la nuit

les sangsues sont invitées au diner   

Les malgaches considèrent leurs forets comme "les robes des ancètres", un refuge pour les esprits de tous ceux qui y vécurent, le biodiversité, au sein des forets, est l'une des ressources les plus précieuses que possède ce peuple. Ces richesses sont une police d'assurance apportant aux habitants une source constante et de revenus fiables

 

la foret d'emeraude nous enveloppe, un sentiment d'excitation nous pressent  vers la riviere pour une toilette de jouvence parmi les papillons

 

 

les grenouilles mangent les larves des moustiques si bien qu'il n'y a aucun intrus qui piqueront cette nuit , la plupart des malgaches refusent de dormir dans la foret, c'est le territoire des esprits, on ne plaisante pas avec ceux là ! moi, j'aurai un esprit de dormeur cosmique, je crois ! 

comme ce cameleon de parson (calumma parsonii) pris sur le vif en train de ronfler !!

orchidée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le vent parfume mes pensées eparpillées, colores tu ?

pinceau mosaique de tes baisers, cherche rouge de tes lèvres embrasées

vois tu mes pas azur mais si bleus

mon vert t'enveloppe posté, humus moi

fleur envolée, mon coeur veille !

 

cette foret m'inspire un peu de poésie !!!!

 

 

 

de retour a la maison d 'Emile, nous feuilletons le livre dans lequel il a participé a la redaction avec Frederic LARREY "Madagascar, la foret de nos ancetres" un livre que je vous conseille vivement !

le lendemain matin, nous enfourchons nos bicyclettes, nos pinceaux sur les portes bagages!

à la sortie d'un village, je ne vois pas un camion fou qui roule a vive allure, je l'évite de justesse et me precipite sur Macabo et nous tombons dans le fossé tous les deux! cette chute ouah !!! les bicyclettes a l'envers et le pedalier mordant mon tibia mais plus de peur que de mal

les passants sont surpris de nous voir hilares , émergeants des herbes du fossé ! ma question est : est ce que les bananes sur la valise sont intactes ? j'adore les bananes !!!!!

150 kms nous attendent en pure descente à travers rizières et forets vers Mahanjary sur les plages de l'est, mais le cyclone a fait d'énormes dégats et malheureusement des morts.

les dégats de la déforestation sont visibles et le contraste est saisissent ! la magnificence des lieux nous ouvre pourtant les portes et les roues s'envolent dans les lacets de la route comme un immense tricot 

le chemin de fer reliant Manakara est coupé, il fait partie du paysage (2 trains par semaine)

nous sommes chez le peuple BARA, les hommes de foret, ce ne sont que des successions de villages ou les enfants nous lancent de grands "waza, bonjour" ils sont étonnés que l'on reponde en malgache et puis viennent de grands rires derrière nous !

alors si vous n'avez jamais gouter les pommes cannelle , je ne vous connais  plus !!! je ne sais plus quoi vous dire!

l'occasion de faire un peu de magie, ici et là !! c'est le grand show, des moments de liesse commune et des partages de joie intense !

il ne faut oublier que nous sommes à madagascar , le pays des noms à rallonge!

un pamplemoussier et puis des bananes encore et encore  !!

ils sont nombreux mais innofensifs

les femmes et leurs chapeaux ! toute une romance !

Macabo achète une serpette à un forgeron visiblement honoré de notre venue ! afin d'agrémenter notre attente, sa femme nous offre du manioc cuit, un delice !!!

 

 

 

au bout de deux jours, nous franchissons le fameux canal des pangalanes, les bananes sont transportées sur des radeaux de bambous et sert au transport d'autres marchandises

à dos d'homme, les régimes sont acheminés mais punaise que c'est lourd ! au moins 80 kgs, les trapèzes souffrent !

les gens de la cote est, sont tres acceuillants, un flegmme serein rythme les jours passés

on a réussi et quelle récompense,! je ne sais plus si c'est la mer ou plutot les jours passés qui sont le plus important , un proverbe dit : "si tu arrives à toucher l'horizon, c'est que ton voyage touche à sa fin !"

je n'en ai aucune envie !

 

nous rentrons en taxi brousse d'une traite jusqu' à la capitale "Antananarivo" pour rejoindre l'école "le petit grain" tenu par une amie au village d'Alasora

on nous attend pour un petit travail que j'avais promis depuis un mois

nos talents sont mis à contribution ! cela fait des jaloux dans l'entourage, pourquoi ils se donnent tant de mal et de temps au service d'une école ? c'est louche, je l'apprendrai à mes dépens plus tard !

les "wazahi" voyagent a travers le pays à la rencontre des peuples et se rendent perméables mais vulnérables ! laissons les blablas et partons la tete pleine d'efforts non vains !!!

 

 c'est un plaisir de voir ces enfants s'amuser ! ce sont les memes à travers le monde .

 

 

 

 une ecolière du "petit grain"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

une classe de 6 eme 

 

Josephine (directrice de l'ecole) et Patrick avec Dady et Rino (ses enfants) m'accompagnent à l'aéroport d'Ivato, je reviendrai !



Publié à 12:18, le 18 mars 2012 dans le chant des pistes malgaches, Ranomafana
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l'orchidée nommé vanille

 MADAGASCAR est le premier exportateur de vanille et sur cette idée que nous déambulons dans la campagne pour dénicher une plantation ! on nous indique un malgache Clarisse RANDRIA qui a developpé une petite entreprise à l'interieur des terres à 10 kms de là

Clarisse nous raconte que son nom veut dire "descendant du roi", il nous recoit avec bonne humeur et convivialité

sa maison est planté parmi une pépinière que sa femme exploite avec une association d'horticulteurs

des boutures de toutes sortes voient le jour à l'ombre des jatrophas

sur plusieurs hectares,il entretient un verger ou pousse la fameuse vanille, fruit issue d'une orchidée qu'il faut feconder artificiellement car l'insecte qui la feconde n'existe pas ici ! un vrai paradis ici !! on peut pas planter le hamac ?

 

 

 orchidée "      "  les gousses sont récoltées en juin puis séchées, elles necessitent un ombrage pour se developper

les papillons vire voltent, une fraicheur nous envahit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette orchidée, originaire d'amérique centrale, une abeille genre melipones la pollinisait, les azteques connaissait ses vertus gustatives de ses gousses.

on l'exporta sur d'autres continents et en 1841, Edmond Albius, esclave, mis au point sa fecondation artificielle, à Madagascar, on la cultive plutot au nord est, il faut 6 mois de séchage  en 5 operations:

Echaudage: trempé 3 mn dans une eau à 65 degres

Etuvage : 72 heures dans des paniers

Séchage : au soleil, 2 h par jour en 10 jours

Séchage : à l'ombre pendant 2 mois

Séchage : en caissons en milieu confinés avec du papier sulfurisé qui donnera cette arome inimitable

Clarisse nous livre ses trésors , 6 kgs lui restent emballés dans des journaux et un parfum  tropical chatouille mes narines ! tout un symbole ou s'est joué  des histoires de commerce de temps anciens !

le cours de la vanille flue sur les marchés internationaux laissant dans l'incertitude ces producteurs du bout du monde !

Clément , le gardien des lieux nous fait visiter les plantations, je decouvre la saveur des grenadelles, autre nom du fruit de la passion

parmi la dizaine de variétés de poivre, le poivre rouge !

 

  le poivre vert malgache

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

on ne presente plus le café tres connu, les grains murissent de couleur rouge, et puis séchés au soleil

arbre : le lechee

clement est ravi de notre rencontre et spontanement sort de la maison une guitare de baroudeur!

 

video



Publié à 10:38, le 17 mars 2012 dans A vanille et framboise,
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maraichage Fianarantsoa

Le COMPOST: UNE ALTERNATIVE aux FEUX DE BROUSSE

Arrivé a Fianarantsoa, je rencontre le père jésuite JERY   à MAHAMANINA qui experimente le compostage et souhaite éduquer pour combattre les feux de brousse et la pyromanie systematique des sols

les cendres n'apportent que des mineraux mais pas d'humus, nous préparons un compost pendant cette periode ou tout pousse, il faut mettre de la vie dans le sol par l'apport de bio masse et préserver la microbiologie du sol, le sol n'est pas un support mais est vivant et doit le rester !

 

c'est à Antananarivo que je fis la connaissance de Josoa RATAFINIANTSOA,  président des aveugles de madagascar, nous prenons le taxi brousse de nuit afin d'assister et faire le bilan des actions menés auprès des handicapés à Fianarantsoa, nous sommes hébergés chez les jesuites .

le père GARVEY (à droite) acceuille chaque année le colloque, CENDRA est la secretaire,  JOSOA sur sa droite suivi de DIMBY président des sourds et muets, au fond DINARD educateur handisport notamment le torball (sport specifique des non voyants)

 

Le LANTANA pousse dans la nature, il pompe le phosphore dans le sol emprisonné dans la latérite (terre rouge d'oxyde de fer) il est donc judicieux de le mettre dans le compost mais attention aux épines !

 

Le VOANDELAKA est un fongicide, Jery le mets dans le compost

 

Le CROTALAIRE est une légumineuse riche en azote recherché pour le compostage

La poule malgache (akoho) très rustique, la chair est succulente mais peu de rendement pour la ponte

les fientes sont incorporées au compost, apport d'azote!

je me suis rapproché des moines trappistes qui font la vinification, ces jours ci, d'un vin rouge ou blanc " maromby", une façon d'apprecier cette belle campagne autour de Fianarantsoa qui se trouve en plein milieu de Madagascar

6 hectares sont exploités en vignoble orientés au nord car ici en hemisphere sud c'est l'orientation ou il y a le plus de soleil, mais il y a trop d'eau et le raisin manque de sucre souvent

ils sont en pleine récolte, le vignoble jouxte les eucalyptus et bananiers, on nage en plein délire! c'est beau

 

je repère des ruches mais elles sont à l'abandon, quelques abeilles vont et viennent

 

je rencontre Lucienne fleuriste sur un trottoir de la ville, j'aimerais voir ses cultures, on blague et je lui demande si elle veut se marier avec moi et elle me repond "non! tu es trop jeune !" rires des voisines fleuristes ! les malgaches adorent plaisanter.

 

à Fianarantsoa, on fait la fete le soir venu, je connais les propriétaires d'un pub "Lucien et Simonette"

et celui de clémence qui cultive l'esprit malgache

 

j'y rencontre Jocelyn un habitué du lieu, je dormirai chez lui dans une mignonne maison perchée sur la colline

c'est l'occasion de dessiner un peu sous les regards curieux

la maison de jocelyn, construction typique en briques

 



Publié à 11:52, le 18 février 2012 dans Fianarantsoa, Fianarantsoa
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