LE TEMPS QU'IL FAUT c'est la phrase que l'on fredonne lorsque nous enfourchons nos velos!, deux jours auparavant , j'ai donné rendez vous à l'abattoir d'Ancadrijatomb à mon ami MACABO venu de france pour 20 jours, comme à son habitude il a monté son cheval de fer à l'aéroport pour une aventure verte sous les canopés malgaches !

des pluies torrentielles s'abbattent sur la capitale mais l'élément liquide fait partie de nos bagages alors on part vers la gare routière vers le soleil du sud trempés jusqu' aux doigts de pieds, je n'ai plus un bout de tissu de sec mais heureux comme ulysse ! pénélope m'entends tu ?

La chaleur de la musique du taxi brousse nous rechauffe ! il fait pas chaud sur les plateaux, nom de nom !

la petite ville de Ranohira, près du parc d'Isalo ruisselle de la tempete tropicale, le temps d'un jour, on se rince les yeux !

de surprenantes rencontres ?

Les guides sont desoeuvrés car trop de pluies, je vais à la rencontre de Manamora Razatanotsy, eleveur de 26 zebus, on fume une cigarette ensemble le temps d'un croquis sur mon carnet entre deux averses, il porte le "lefo", pique pour faire avancer les betes, je lui offre ma montre qu'il admirait dans mon sac et un nouvel orage nous separe dans ce decor de cinema !
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le temps d'un bon "ravetoto" (riz, feuilles de manioc pilées, porc) et nous repartons , on veut du soleil!

Ilakaka , ville champignon de chercheurs de pierres précieuses, je ne reve que de soleil et de chaleur, on continue !

le soleil de "Magrite" sur les baobabs !

enfin Tulear !!, une quietude regne dans cette p'tite ville mais l'image de l'etranger venu voir les nombreuses prostituées le soir nous pèsent et nous nous enfuyons tres vite vers le pays des "vezos" hommes pecheurs sur le cote !

pourtant la ville a un charme fou, la sieste est de rigueur sous les cocotiers

la piste vers Ifaty est remplie de sable et a raison de nos mollets mais le moral est là et je resiste pas a prendre le photo classique des femmes qui protege leur visage des ardeurs du soleil ! elle vend des beignets et un thé qui ravivent nos gosiers !

c'est une ecorce d'arbre "masonjoany" gratté en poudre sur une pierre et mélangé à de l'eau, les femmes l'aplique ainsi sur la peau

dans le village de pecheurs d'Ifaty, nous demandons ou mettre les hamacs ? EMMA nous acceuille pour deux jours dans sa famille, elle est oceanographe pour une ONG "Reef doctor"pour la protection du littoral et des tortues et de programmes de gestion familial

les etoiles etaient au rendez vous cette nuit là !

une echappée en pirogue dans le lagon de bon matin, afin de s'impregner des lieux.
les pecheurs ne recoltent plus que des petits poissons, une bonne gestion des ressources est primordial et urgente

les papilles se manifestent mais celui là partira dans le restaurant des nombreux hotels d'à coté !

les couleurs de mon aquarelle rivalisent d'ardeur avec celles de cette nature exceptionnelle, des petits curieux devorent des yeux la magie de l'eau et des ocres !

un des passes temps préférés des malgaches : les dominos
l'appel des bananiers et de la montagne est plus forte et nous reprenons la route plus au à l'est, là ou le soleil se lève et fait pousser toutes les graines et boutures de toutes sortes
nous nous arretons à nouveau à Ranomafana chez Emile et chantal pour un bivouac dans la foret primaire

le repas malgache est préparé sur place pres de la rivière avant le grand concert de grenouilles de la nuit

les sangsues sont invitées au diner
Les malgaches considèrent leurs forets comme "les robes des ancètres", un refuge pour les esprits de tous ceux qui y vécurent, le biodiversité, au sein des forets, est l'une des ressources les plus précieuses que possède ce peuple. Ces richesses sont une police d'assurance apportant aux habitants une source constante et de revenus fiables


la foret d'emeraude nous enveloppe, un sentiment d'excitation nous pressent vers la riviere pour une toilette de jouvence parmi les papillons



les grenouilles mangent les larves des moustiques si bien qu'il n'y a aucun intrus qui piqueront cette nuit , la plupart des malgaches refusent de dormir dans la foret, c'est le territoire des esprits, on ne plaisante pas avec ceux là ! moi, j'aurai un esprit de dormeur cosmique, je crois !

comme ce cameleon de parson (calumma parsonii) pris sur le vif en train de ronfler !!

orchidée

le vent parfume mes pensées eparpillées, colores tu ?
pinceau mosaique de tes baisers, cherche rouge de tes lèvres embrasées
vois tu mes pas azur mais si bleus
mon vert t'enveloppe posté, humus moi
fleur envolée, mon coeur veille !
cette foret m'inspire un peu de poésie !!!!

de retour a la maison d 'Emile, nous feuilletons le livre dans lequel il a participé a la redaction avec Frederic LARREY "Madagascar, la foret de nos ancetres" un livre que je vous conseille vivement !
le lendemain matin, nous enfourchons nos bicyclettes, nos pinceaux sur les portes bagages!

à la sortie d'un village, je ne vois pas un camion fou qui roule a vive allure, je l'évite de justesse et me precipite sur Macabo et nous tombons dans le fossé tous les deux! cette chute ouah !!! les bicyclettes a l'envers et le pedalier mordant mon tibia mais plus de peur que de mal
les passants sont surpris de nous voir hilares , émergeants des herbes du fossé ! ma question est : est ce que les bananes sur la valise sont intactes ? j'adore les bananes !!!!!

150 kms nous attendent en pure descente à travers rizières et forets vers Mahanjary sur les plages de l'est, mais le cyclone a fait d'énormes dégats et malheureusement des morts.

les dégats de la déforestation sont visibles et le contraste est saisissent ! la magnificence des lieux nous ouvre pourtant les portes et les roues s'envolent dans les lacets de la route comme un immense tricot

le chemin de fer reliant Manakara est coupé, il fait partie du paysage (2 trains par semaine)

nous sommes chez le peuple BARA, les hommes de foret, ce ne sont que des successions de villages ou les enfants nous lancent de grands "waza, bonjour" ils sont étonnés que l'on reponde en malgache et puis viennent de grands rires derrière nous !

alors si vous n'avez jamais gouter les pommes cannelle , je ne vous connais plus !!! je ne sais plus quoi vous dire!

l'occasion de faire un peu de magie, ici et là !! c'est le grand show, des moments de liesse commune et des partages de joie intense !

il ne faut oublier que nous sommes à madagascar , le pays des noms à rallonge!

un pamplemoussier et puis des bananes encore et encore !!

ils sont nombreux mais innofensifs

les femmes et leurs chapeaux ! toute une romance !

Macabo achète une serpette à un forgeron visiblement honoré de notre venue ! afin d'agrémenter notre attente, sa femme nous offre du manioc cuit, un delice !!!

au bout de deux jours, nous franchissons le fameux canal des pangalanes, les bananes sont transportées sur des radeaux de bambous et sert au transport d'autres marchandises

à dos d'homme, les régimes sont acheminés mais punaise que c'est lourd ! au moins 80 kgs, les trapèzes souffrent !


les gens de la cote est, sont tres acceuillants, un flegmme serein rythme les jours passés

on a réussi et quelle récompense,! je ne sais plus si c'est la mer ou plutot les jours passés qui sont le plus important , un proverbe dit : "si tu arrives à toucher l'horizon, c'est que ton voyage touche à sa fin !"
je n'en ai aucune envie !
nous rentrons en taxi brousse d'une traite jusqu' à la capitale "Antananarivo" pour rejoindre l'école "le petit grain" tenu par une amie au village d'Alasora

on nous attend pour un petit travail que j'avais promis depuis un mois

nos talents sont mis à contribution ! cela fait des jaloux dans l'entourage, pourquoi ils se donnent tant de mal et de temps au service d'une école ? c'est louche, je l'apprendrai à mes dépens plus tard !
les "wazahi" voyagent a travers le pays à la rencontre des peuples et se rendent perméables mais vulnérables ! laissons les blablas et partons la tete pleine d'efforts non vains !!!
c'est un plaisir de voir ces enfants s'amuser ! ce sont les memes à travers le monde .

une ecolière du "petit grain"

une classe de 6 eme

Josephine (directrice de l'ecole) et Patrick avec Dady et Rino (ses enfants) m'accompagnent à l'aéroport d'Ivato, je reviendrai !
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